La Tradition des Cabanes à Sucres

Cabane Antique
Le sirop d'érable est un sirop produit à partir de la sève brute ou "eau d'érable" du début du printemps qu'on a concentrée par ébullition. Ne pas confondre la sève brute avec la sève élaborée ou sève d'érable, qui arrive en fin de printemps et qui produit un sirop d'un goût tout autre. Le sirop d'érable est produit dans les forêts du nord-est de l'Amérique du Nord (Ontario, Maritimes, Québec et Vermont principalement) et se vend aujourd'hui partout dans le monde.
La récolte du sirop d'érable
Les Amérindiens utilisaient leur tomahawk pour faire une incision en forme de V dans les arbres. Ils inséraient ensuite des roseaux ou une pièce concave d'écorce pour faire couler la sève dans un récipient fait d'écorce de bouleau. Ils faisaient bouillir la sève recueillie dans des contenants d'argile pour obtenir le sirop d'érable. Ensuite, le sirop d'érable était bu comme un breuvage sucré ou utilisé en cuisine, car il renfermait une valeur énergétique et nutritive. Les premiers colons blancs et les négociants de fourrure ont introduit des chaudières de bois au processus ainsi que des bouilloires en fer et en cuivre. Plus tard, ils suspendront leurs chaudières à des chalumeaux faits à la main et introduits dans des trous percés dans les érables. Maintenant, plus de 85% des acériculteurs utilisent un réseau de tubulures sous vide. Chaque érable est relié à ce réseau. Ces tubulures acheminent par gravité l'eau d'érable vers une station de pompage située à l'endroit le plus bas de l'érablière. Il ne reste plus qu'à pomper la récolte vers la cabane à sucre pour ensuite la transformer en sirop d'érable.
Cabane à Sucre de Chez Napert dans la Beauce
Une journée dans l'Amour et la joie avec nos amis, qu'il est bon de se sucrer le bec !






La tire d'érable (ou tire sur la neige) consiste à faire chauffer du sirop d'érable à 113,5 °C (238 °F à 101,3 kPa) afin d'en augmenter la consistance. Une méthode souvent utilisée pour déterminer si la préparation est prête consiste à tester la tire en la déposant sur de la neige compactée; lorsqu'elle demeure en surface, la tire est prête à être servie. La tire est déposée chaude directement sur la neige, dans un récipient communément appelé auge à neige rempli de neige propre et compactée. On se sert ensuite de cuillères ou spatules en bois communément appelées palettes pour prendre la tire d'érable sur la neige.




Et pour finir la journée une promenade en train sur roue dans le bois...


Merci à tous pour cette merveilleuse journée...

Légendes Amérindienne

Bien avant l'arrivée des colons européens en Amérique du Nord, les tribus amérindiennes de l'est du Canada et du nord-est des États-Unis auraient découvert comment recueillir la sève des érables et la transformer en sirop.
Certains racontent que les chiens des Amérindiens, par leur comportement, auraient mis la puce à l'oreille de leurs maîtres: une branche s'était cassée et les chiens se bousculaient tout autour pour lécher la sève qui coulait, et c'est ainsi que les Amérindiens eurent l'idée d'y goûter.
Une autre version indique qu'un petit écureuil grimpa le long d'un tronc d'arbre et mordit une branche... et se mit à boire. Un Amérindien au bas de l'arbre le regardait et se demandait pourquoi, puisqu'une source d'eau fraîche coulait tout près. Il imita l'écureuil en faisant une fente de son couteau... quelle surprise! Jusqu'alors, sa tribu ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages. Et voilà un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal. En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut dont les siens souffraient souvent au printemps. Tout ça parce qu'il avait regardé et imité un écureuil se désaltérer avec la sève d'un érable...
Mikm'aq
Par une journée de tôt printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des érables et, comme elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot qu'elle plaça au-dessus de son feu de teepee. Fatiguée, elle alla s'étendre pour se reposer. Lorsqu'elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot, elle trouva un sirop doré, clair et sucré.Bien avant l'arrivée des colons européens en Amérique du Nord, les tribus amérindiennes de l'est du Canada et du nord-est des États-Unis auraient découvert comment recueillir la sève des érables et la transformer en sirop.Algonquin
Le chef prit son tomahawk de l'érable dans lequel il l'avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s'en servit pour cuire la viande: ce qui lui évita d'aller à la source pour chercher de l'eau. Le goût sucré et l'odeur douce furent très appréciés par le chef. Il appela le sirop dans lequel avait bouilli la viande, Sinzibuckwud, mot algonquin qui veut dire "tiré des arbres".
Iroquois
Une légende en raconte la découverte: «Un chef iroquois, du nom de Woksis, avait planté sa hachette dans le tronc d'un érable après sa journée de chasse. Le lendemain matin, quand il la retira, il ne remarqua pas le liquide incolore qui s'échappait de l'entaille sur l'arbre. Au pied de l'arbre se trouvait un récipient dans lequel l'eau s'était accumulée. La femme de Woksis vit ce récipient plein d'eau et l'utilisa pour préparer le ragoût. Lorsqu'ils prirent leur repas, Woksis et sa femme trouvèrent au ragoût un goût curieusement sucré. C'est de cette façon qu'ils auraient découvert le sirop d'érable.»
Chaque printemps, les femmes entaillaient le tronc des érables avec une hache et enfonçaient un morceau d'écorce ou de copeau de bois sous l'entaille de façon à acheminer le précieux liquide dans un grand vaisseau d'écorce, déposé sur le sol.
La famille algonquienne possédait une technique astucieuse pour en tirer le meilleur parti, adaptant un procédé qu'ils utilisaient déjà pour chauffer l'eau sans avoir à placer le contenant sur le feu. Ainsi, après avoir fait rougir des pierres dans le feu, ils les plongeaient dans le liquide. Ce coup de chaleur subit provoquait l'évaporation de l'eau, la sève s'épaississait, un sirop très foncé en résultait. De leur côté, les nations iroquoiennes posaient leur pots en terre directement sur le feu, ce qui facilitait une évaporation rapide. Aussi, ils pouvaient continuer à faire évaporer pour faire la fameuse tire, puis le sucre.
Le temps des sucres était une période de travail et de divertissements. La danse, au moment de l'entaillage, avait le pouvoir, croyait-on, de favoriser les journées chaudes et d'augmenter la coulée des érables! «L'arbre confiseur des Amérindiens» a depuis, connu un engouement grandissant.
